Le sanctuaire de la cathédrale de Lyon : un chef-d’œuvre de la Renaissance XIIe

Présentée par Nicolas Reveyron

Professeur émérite de l’art et d’archéologie du Moyen Âge

Université Lumière Lyon 2

A Lyon, on célèbre le nom que leur a donné autrefois la famine des Gaules, qui est le même que la montagne lumineuse. Héric d'Auxerre, Vie de saint Germain

Lugduno celebrant Gallorum famine nomen impositum quondam, quod sit mons lucidus idem.
Héric d'Auxerre, Vita sancti Germani

Le sanctuaire de la cathédrale de Lyon : un chef-d’œuvre de la Renaissance XIIe

Appelé symptomatiquement aetas ovidiana, le XIIe siècle a connu en Europe occidentale une véritable Renaissance dans tous les domaines de l’art, de la pensée et des sciences. Le sanctuaire de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste en est une des expressions les plus abouties. Elle est le fruit d’un art polysémique où l’architecture se bâti aussi avec ce qui constitue de véritables matériaux culturels : l’art de bâtir, la lumière, l’évocation généalogique, le récit et la liturgie.

L’art de bâtir antique, étudié par les architectes du XIIe siècle dans les ruines romaines qu’ils démontaient, s’affiche dans sa technicité comme l’expression d’un art : marbres, remplois, modules monumentaux, orthostates, joints dissimulés, joints d’anathyrose, arcs intégrés … Il est remarquable que l’intérêt pour les technologies de la construction se soit confirmé dans l’érection des parties gothiques de la cathédrale.

La lumière a fait l’objet dans l’abside d’un traitement architectural exceptionnel, en rapport avec le récit et la liturgie. L’évocation généalogique marie l’héritage architectural romain - celui de la capitale des Gaules - et les décors byzantinisants évoquant l’origine orientale de l’Eglise de Lyon. Le récit, c’est les 7 chapiteaux de l’abside, une narration structurée par l’architecture et qui met en relation l’espace liturgique, la consécration des espèces à l’autel et l’Incarnation. Quant à la liturgie, elle est l’héritière de la réforme carolingienne fondée sur la liturgie romaine et se déploie dans le vaste espace du sanctuaire, depuis la cathèdre jusqu’aux pupitres et centré sur l’autel.

Nicolas Reveyron, 

Lieu : Archives Municipales de Lyon, Place de Archives, Lyon 2ème.

Date : Le mardi 3 novembre 2026 à 18h

 



Le sanctuaire de la cathédrale de Lyon : un chef-d’œuvre de la Renaissance XIIe

il y a 2 heures

Le sanctuaire de la cathédrale de Lyon : un chef-d’œuvre de la Renaissance XIIe

Présentée par Nicolas Reveyron

Professeur émérite de l’art et d’archéologie du Moyen Âge

Université Lumière Lyon 2

A Lyon, on célèbre le nom que leur a donné autrefois la famine des Gaules, qui est le même que la montagne lumineuse. Héric d'Auxerre, Vie de saint Germain

Lugduno celebrant Gallorum famine nomen impositum quondam, quod sit mons lucidus idem.
Héric d'Auxerre, Vita sancti Germani

Le sanctuaire de la cathédrale de Lyon : un chef-d’œuvre de la Renaissance XIIe

Appelé symptomatiquement aetas ovidiana, le XIIe siècle a connu en Europe occidentale une véritable Renaissance dans tous les domaines de l’art, de la pensée et des sciences. Le sanctuaire de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste en est une des expressions les plus abouties. Elle est le fruit d’un art polysémique où l’architecture se bâti aussi avec ce qui constitue de véritables matériaux culturels : l’art de bâtir, la lumière, l’évocation généalogique, le récit et la liturgie.

L’art de bâtir antique, étudié par les architectes du XIIe siècle dans les ruines romaines qu’ils démontaient, s’affiche dans sa technicité comme l’expression d’un art : marbres, remplois, modules monumentaux, orthostates, joints dissimulés, joints d’anathyrose, arcs intégrés … Il est remarquable que l’intérêt pour les technologies de la construction se soit confirmé dans l’érection des parties gothiques de la cathédrale.

La lumière a fait l’objet dans l’abside d’un traitement architectural exceptionnel, en rapport avec le récit et la liturgie. L’évocation généalogique marie l’héritage architectural romain - celui de la capitale des Gaules - et les décors byzantinisants évoquant l’origine orientale de l’Eglise de Lyon. Le récit, c’est les 7 chapiteaux de l’abside, une narration structurée par l’architecture et qui met en relation l’espace liturgique, la consécration des espèces à l’autel et l’Incarnation. Quant à la liturgie, elle est l’héritière de la réforme carolingienne fondée sur la liturgie romaine et se déploie dans le vaste espace du sanctuaire, depuis la cathèdre jusqu’aux pupitres et centré sur l’autel.

Nicolas Reveyron, 

Lieu : Archives Municipales de Lyon, Place de Archives, Lyon 2ème.

Date : Le mardi 3 novembre 2026 à 18h

 

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