La Société Académique d’Architecture de Lyon

est une association loi 1901, reconnue d'utilité publique. Elle est composée d'architectes, membres actifs ou honoraires et de membres d'honneur s'intéressant aux objectifs de la société.

La Société Académique, qui compte actuellement une quarantaine de membres actifs élus, se réunit le premier mardi de chaque mois pour des conférences et communications. Y sont abordés les sujets les plus variés sur l'architecture, l'urbanisme, les arts, les techniques et l'environnement. Sont également invités des conférenciers extérieurs. Les exposés sont suivis de débats.

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Les fonds propres de la société

Série A

Les "tributs", concours d'architecture, concours archéologiques et diplômes primes, constituent les quatre sous-séries de la série A. A défaut du tribut annuel, dessin ou étude, dont il avait été convenu lors de la réorganisation de la société en 1841, les premiers membres s'acquittèrent de leur tribut d'entrée par des relevés de constructions anciennes menacées par les grands travaux de l'époque, ou "rendus" de projets personnels, ces tributs forment la sous-série 1.A.

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Les fonds d'agences d'architectes

Série B

Les plus anciens fonds d'agences d'architectes recueillis par la Société, de leurs titulaires ou leurs héritiers, remontent au milieu du XIXème siecle. Ils représentent parfois l'activité de deux ou trois générations (Bissuel, Cateland, Chomel, Mortamet, Rostagnat...). Mais du fait des collaborations, reprises et cessions, d'autres noms d'architectes s'y retrouvent : plus de cent noms dans les quelques trente fonds actuellement réunis. Chaque fonds d'agence forme une sous-série de la série B.

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Autres fonds

Série C et D

La série C reçoit les fonds constitués autres que ceux provenant d'agences d'architectes. Elle veut réunir tous les artisans de l'œuvre : collaborateurs directs d'architectes, artistes, ingénieurs, entrepreneurs.
La Société recherche également les dossiers d'affaires conservés par des particuliers, dans l'intention d'en opérer, si possible, le rapprochement avec ceux, relatifs à la même affaire, provenant de tel architecte ou entrepreneur.

La série D réunit toutes les pièces isolées et des suites de pièces de seconde main ou acquisitions. S'y retrouvent des documents originaux de toutes sortes, lyonnais par leur auteur ou leur objet rappelant les noms d'architectes lyonnais du XVIII° siècle : Besnard, De La Monce, Roche, Morand, ou du début du XIX0 siècle comme Gay. Certaines pièces, anonymes ou non localisées, sont conservées pour leur valeur propre. Les pièces ou suites de la série D sont classées par catégories de nature : plans, vues, écrits, photographies...

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Le sanctuaire de la cathédrale de Lyon : un chef-d’œuvre de la Renaissance XIIe

il y a 3 heures

Le sanctuaire de la cathédrale de Lyon : un chef-d’œuvre de la Renaissance XIIe

Présentée par Nicolas Reveyron

Professeur émérite de l’art et d’archéologie du Moyen Âge

Université Lumière Lyon 2

A Lyon, on célèbre le nom que leur a donné autrefois la famine des Gaules, qui est le même que la montagne lumineuse. Héric d'Auxerre, Vie de saint Germain

Lugduno celebrant Gallorum famine nomen impositum quondam, quod sit mons lucidus idem.
Héric d'Auxerre, Vita sancti Germani

Le sanctuaire de la cathédrale de Lyon : un chef-d’œuvre de la Renaissance XIIe

Appelé symptomatiquement aetas ovidiana, le XIIe siècle a connu en Europe occidentale une véritable Renaissance dans tous les domaines de l’art, de la pensée et des sciences. Le sanctuaire de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste en est une des expressions les plus abouties. Elle est le fruit d’un art polysémique où l’architecture se bâti aussi avec ce qui constitue de véritables matériaux culturels : l’art de bâtir, la lumière, l’évocation généalogique, le récit et la liturgie.

L’art de bâtir antique, étudié par les architectes du XIIe siècle dans les ruines romaines qu’ils démontaient, s’affiche dans sa technicité comme l’expression d’un art : marbres, remplois, modules monumentaux, orthostates, joints dissimulés, joints d’anathyrose, arcs intégrés … Il est remarquable que l’intérêt pour les technologies de la construction se soit confirmé dans l’érection des parties gothiques de la cathédrale.

La lumière a fait l’objet dans l’abside d’un traitement architectural exceptionnel, en rapport avec le récit et la liturgie. L’évocation généalogique marie l’héritage architectural romain - celui de la capitale des Gaules - et les décors byzantinisants évoquant l’origine orientale de l’Eglise de Lyon. Le récit, c’est les 7 chapiteaux de l’abside, une narration structurée par l’architecture et qui met en relation l’espace liturgique, la consécration des espèces à l’autel et l’Incarnation. Quant à la liturgie, elle est l’héritière de la réforme carolingienne fondée sur la liturgie romaine et se déploie dans le vaste espace du sanctuaire, depuis la cathèdre jusqu’aux pupitres et centré sur l’autel.

Nicolas Reveyron, 

Lieu : Archives Municipales de Lyon, Place de Archives, Lyon 2ème.

Date : Le mardi 3 novembre 2026 à 18h

 

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